Nouvel appel à la mobilisation pour les professionnels de la Petite Enfance

Le collectif « Pas de bébés à la consigne ! » vient de réitérer son appel à la mobilisation nationale le 11 mars 2011.
Le « décret Morano » du 8 juin 2010
On se souvient de la forte mobilisation des professionnels de la Petite Enfance au printemps dernier, mobilisation initiée par le collectif « Pas de bébés à la consigne ! ». Ce collectif, qui regroupe syndicats et associations du monde de la Petite Enfance, s’opposait alors à la promulgation d’un décret permettant l’assouplissement des règles d’accueil en crèche. La ministre, Mme Morano, justifiait ces mesures par la nécessité de créer de 300 000 à 400 000 places supplémentaires pour répondre aux besoins des familles.
Le « décret Morano », a finalement été promulgué le 8 juin 2010 sans modification des deux articles les plus contestés :
• L’article 9 permet d’augmenter de 10 à 20 % la capacité d’accueil des crèches (ce pourcentage varie en fonction de la taille de la structure), sans pour autant augmenter le nombre des professionnels encadrants.
• L’article 19 permet d’abaisser de 10 points le taux de personnel qualifié au sein d’une structure, on passe donc de 50 % de l’affectif total qualifié à 40 %.
 
Un « Plan d’urgence pour l’accueil de la Petite Enfance »
Près de huit mois après la promulgation du décret, le collectif « Pas de bébés à la consigne ! » constate, dans un communiqué de presse en date du 1er février 2011, la dégradation des conditions d’accueil des jeunes enfants. Il dénonce les « logiques comptables qui mettent à mal la qualité et la sécurité des l’accueil des jeunes enfants et le travail des professionnels. »
En évoquant l’annonce prochaine d’un « Plan d’urgence pour l’accueil de la Petite Enfance », le collectif va cette fois-ci plus loin qu’un simple appel à la mobilisation nationale.
Parmi les mesures de ce plan, le collectif exige la formation de 10 000 professionnels qualifiés par an et demande l’abandon des dispositions visant à créer des jardins d’éveil pour les 2-3 ans.
Le mouvement compte sur l’appui des élus locaux pour relayer sa contestation. Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, a d’ores et déjà fait savoir qu’il « n’utilisera pas les assouplissements réglementaires » autorisés par le décret.
 
Ève Cité, Éditrice
14/02/2011
 
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